
Lors du Conseil des ministres du 5 janvier 2026, le Président de la République a réaffirmé une ligne directrice forte pour l’action gouvernementale : le Gabon n’a plus besoin d’intentions, mais de résultats visibles, mesurables et durables. Cette injonction marque une rupture avec les discours de bonnes intentions qui ont trop longtemps caractérisé certaines stratégies publiques, pour faire place à une administration axée sur l’exécution effective des politiques décidées.
Le Chef de l’État a souligné que le peuple gabonais, face aux défis quotidiens et aux aspirations légitimes à une amélioration tangible des conditions de vie, n’attend plus de promesses ou de déclarations ambitieuses. Ce qu’il attend, c’est que l’État fonctionne, décide, exécute et rende compte. Cette affirmation traduit une impatience citoyenne vis‑à‑vis des résultats concrets qui doivent émerger des politiques publiques.
Selon le Président, les documents du PNCD, loin d’être de simples intentions programmatiques, doivent être considérés comme des feuilles de route impératives et opposables. Ils engagent non seulement la responsabilité institutionnelle des ministères, mais aussi la responsabilité personnelle de chaque membre du Gouvernement dans l’exécution des actions définies.
Ce positionnement présidentiel s’inscrit dans une vision de gouvernance pragmatique. Les stratégies et plans d’action doivent désormais être traités comme des instruments contraignants, assortis d’échéances claires et de critères de succès objectives. Cette approche s’oppose à l’histoire des politiques publiques gabonaises où certains documents stratégiques sont restés des catalogues d’intentions, difficiles à traduire en résultats effectifs.
Le Président a ainsi insisté pour que chaque acteur ministériel porte une culture de l’exécution, où la planification, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation soient des étapes articulées autour de résultats concrets plutôt que d’énoncés généraux. Dans cette logique, les documents stratégiques ne sont plus des indicateurs de bonnes intentions, mais des contrats moraux et institutionnels avec la population gabonaise qui exige une transformation réelle de son quotidien.
À cet égard, les contrats de performance ministérielle instaurés récemment prennent tout leur sens : ils représentent l’instrument opérationnel qui permettra de traduire les engagements du PNCD en actions mesurables avec des échéances et des indicateurs précis. Cette exigence d’exécution s’accompagne d’une volonté de transparence accrue, notamment par la production de rapports périodiques et par un suivi impliquant les plus hautes autorités de l’État.
Le Président a également souligné que la nature de l’action gouvernementale doit être orientée vers la satisfaction des besoins fondamentaux des citoyens. Dans ses propos, il a rappelé que l’efficacité de l’État ne se mesure pas à la qualité des discours ou des intentions politiques, mais à l’impact réel des politiques sur la vie des Gabonaises et des Gabonais.
Cette déclaration marque une transformation culturelle au cœur de l’administration publique. Elle appelle à une redéfinition du rôle des ministères, qui ne doivent plus être de simples concepteurs de politiques, mais des exécutants robustes des décisions publiques. Cette posture exige un changement d’attitude très profond, tant dans la conduite des affaires publiques que dans les mentalités institutionnelles.
Le Président a également mis l’accent sur l’obligation de rendre des comptes de manière rigoureuse. Chaque ministre, dans le cadre de la nouvelle architecture de pilotage, devient responsable non seulement de la planification stratégique de son secteur mais aussi de l’atteinte des objectifs fixés et de la reddition des comptes associée.
Dans ce contexte, l’État devient une entité qui non seulement décide, mais qui exécute efficacement et qui rend compte de ses engagements. C’est une nouvelle posture de l’action publique qui se veut plus exigeante, plus transparente et plus directement utile aux populations.
Cette orientation vers l’exécution des politiques publiques constitue une réponse ferme à l’exigence populaire d’amélioration des conditions de vie et à la nécessité d’une gouvernance qui soit à la fois efficiente et responsable.



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