
Le bras de fer entre le ministère de l’Éducation nationale et le mouvement SOS Éducation franchit un nouveau cap ce lundi 19 janvier 2026. Après l’annonce de la reconduction de la grève par le mouvement, la réponse gouvernementale, marquée par l’annonce de contrôles de présence dans les établissements scolaires, place les deux camps dans une logique assumée de rapport de force.
Devenue en quelques mois un acteur central de la contestation enseignante, SOS Éducation s’est imposée en marge des syndicats traditionnels, captant une partie significative de la colère du secteur. Les accusations portant sur des tentatives d’entrave à la tenue de son assemblée générale à Martine-Oulabou ont renforcé le sentiment de défiance du mouvement à l’égard des autorités.
Face à cette montée de tension, le ministère de l’Éducation nationale met en avant les avancées issues des discussions menées avec les représentants modérés du corps enseignant, dans le cadre du comité de suivi. Certaines situations administratives ont ainsi été débloquées, servant d’argument au gouvernement pour exiger la reprise immédiate des cours.
Cependant, pour la frange la plus mobilisée du mouvement, ces mesures restent insuffisantes et ne répondent pas à l’ampleur des revendications portées. Cette divergence interne fragilise l’unité du corps enseignant tout en complexifiant la gestion politique de la crise.
En appelant les parents à envoyer leurs enfants à l’école, l’État joue une carte décisive, celle du retour à la normalité. L’issue de cette journée dira si cette stratégie permet d’inverser la dynamique ou si SOS Éducation parvient à inscrire son action dans une contestation durable, susceptible de peser sur les décisions publiques à moyen terme.



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