
Au coup d’envoi de cette finale entre le Sénégal et le Maroc, l’ambiance est déjà électrique. Dans un stade acquis presque entièrement à la cause marocaine, chaque action sénégalaise est sifflée, chaque intervention adverse est applaudie. Le contexte est clair : le Sénégal devra livrer un match parfait, sans se laisser emporter par l’environnement.
Sur la pelouse, les premières minutes confirment la tendance. Le Maroc monopolise le ballon, pousse, cherche à imposer un rythme élevé. Le Sénégal, lui, accepte de subir par séquences, reste compact et discipliné. Le bloc défensif est bien en place, les lignes coulissent, les consignes sont respectées.
Très vite, les débats dépassent le cadre strictement tactique. Les décisions arbitrales deviennent un sujet. Plusieurs fautes subies par les Sénégalais ne sont pas sanctionnées, tandis que chaque contact en faveur du Maroc est immédiatement signalé. Sur le banc sénégalais, on s’agite, mais sans débordement.
Au fil du match, des faits plus discrets attirent l’attention. À plusieurs reprises, lors des arrêts de jeu, des stadistes circulent autour du but sénégalais. Des objets disparaissent. Les serviettes du gardien sénégalais, utilisées pour s’essuyer les mains avant les dégagements et les penalties, ne sont plus là. Le gardien s’en plaint, alerte l’arbitre. Peu de réaction. Le jeu reprend.
Le match reste fermé. Peu d’occasions nettes, beaucoup de duels. Le Sénégal répond présent dans l’impact, sans excès. La mi-temps arrive sans but, mais avec une tension déjà palpable.
La seconde période est plus nerveuse. Le public pousse, l’arbitrage est de plus en plus contesté. Le Sénégal continue de jouer, sans provocation. En fin de temps réglementaire, les Lions de la Teranga pensent avoir fait le plus dur en marquant. Le banc se lève. La joie est immédiate… puis stoppée net. Le but est refusé. Les explications tardent, les images laissent planer le doute. L’incompréhension est totale côté sénégalais.
Quelques minutes plus tard, nouveau coup dur : un penalty est accordé au Maroc après recours à la VAR. La décision fait exploser la colère des joueurs sénégalais. Certains quittent brièvement la pelouse. Le match est suspendu. L’arbitre tente de calmer les esprits. Finalement, le jeu reprend.
Le penalty est tiré. Arrêt du gardien sénégalais. Un arrêt qui change tout. Le stade se fige, le banc sénégalais exulte. Mentalement, le Sénégal reprend la main.
La prolongation débute dans un climat toujours tendu, mais le Sénégal semble plus libéré. À la 94e minute, Pape Gueye profite d’une action collective bien menée pour ouvrir le score. Cette fois, le but est validé. Le Sénégal mène.
Les dernières minutes sont une bataille. Le Maroc pousse, multiplie les ballons longs. Le Sénégal défend, s’arrache, repousse. Chaque dégagement est vital. Le coup de sifflet final consacre une équipe qui a su rester concentrée malgré un contexte défavorable et des décisions très discutées



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